THESES
AND DISSERTATIONS
Le droit à la mobilité et le droit au développement : une analyse du déplacement systématique des travailleurs qualifiés de la République d’Haïti vers le Canada.
Abstract 309
mobilité se définit comme suit: « Toute personne a le droit de circuler librement et de
choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays ». Cet article consacre le fondement juridique du droit de se déplacer et soulève en même temps les débats autour du phénomène de la fuite des cerveaux, devenu de plus en plus un sujet d’inquiétude pour le développement économique des pays du Sud face aux pays du Nord.
En rendant leurs lois d’immigration plus permissives et plus souples à l’égard des personnes formées, les pays riches développés arrivent à attirer sur leur territoire une main d’oeuvre qualifiée dans tous les domaines liés au développement, alors que les pays d’origine, dépourvus de professionnels qualifiés, ont du mal à connaitre une croissance économique durable. Se pose donc la question de savoir comment faire le lien entre le droit à la mobilité et le droit au développement dans le contexte du déplacement systématique des travailleurs qualifiés des pays du Sud vers les pays du Nord ?
Pour répondre à cette question fondamentale l’analyse se fait autour des théories du droit à la mobilité, du droit au développement et du développement durable, dans la perspective d’un rééquilibrage économique au niveau des relations pays d’origine et pays d’accueil. Pour la démonstration, nous avons considéré le cas des professionnels qualifiés qui ont quitté Haïti depuis les années 1960 en des vagues d’émigration successives pour venir s’établir au Canada, particulièrement dans la province du Québec.
Après avoir étudié l’aspect théorique de la question, nous avons illustré les difficultés actuelles de ce droit à la mobilité sur Haïti. Les analyses effectuées démontrent que le droit à la mobilité n’a pas évolué et ne sert qu’à reproduire un ordre préétabli dont les seuls bénéficiaires demeurent les pays développés. Dans le cas de la République d’Haïti, le droit à la mobilité lui est préjudiciable et dommageable au point qu’il lui est impossible d’arriver à une croissance économique durable.
Cette thèse propose alors de repenser le droit à la mobilité en tenant compte du droit
au développement des pays d’origine dans un cadre juridictionnel.
Author
Title
Le droit à la mobilité et le droit au développement : une analyse du déplacement systématique des travailleurs qualifiés de la République d’Haïti vers le Canada.Subjects
Brain DrainDocument Type
PhD dissertationSource
Université de MontréalLanguage
FrenchPublication Date
2018